De gauche à droite :
Claude Métivier, directeur général des technologies et du pilotage, et directeur des opérations de la Vice-présidence des relations du travail par intérim
Gaëtan Breton, vice-président des opérations des divisions des relations du travail, des services essentiels, et de la construction et de la qualification professionnelle
Line Corriveau, secrétaire générale et responsable du Bureau de la présidence
Lucie Nadeau, présidente
Francine Mercure, vice-présidente des opérations de la Division de la santé et de la sécurité du travail
Gino Gagnon, directeur général des services administratifs, et directeur des ressources financières par intérim
Marie-France Bernier, directrice des services juridiques par intérim
Gérard Notebaert, vice-président de la qualité et de la cohérence
Instauré le 1er janvier 2016, le Tribunal administratif du travail cumule les compétences auparavant attribuées à la Commission des lésions professionnelles (CLP) et à la Commission des relations du travail (CRT). Le Tribunal est appelé à statuer sur de nombreux recours liés au monde du travail, notamment en matière de santé et de sécurité du travail. Grâce à ses bureaux répartis à travers le Québec, il offre des services accessibles à tous les citoyens.
Le Tribunal encourage le règlement des litiges à l’amiable en offrant le service de conciliation dans toutes ses divisions. Si les parties ne parviennent pas à un règlement ou si elles ne souhaitent pas recourir à la conciliation, elles peuvent se faire entendre en audience devant un juge administratif qui rendra une décision en fonction de la preuve et des arguments présentés.
Protection de l’emploi
En matière de protection de l’emploi, le Tribunal statue sur les plaintes concernant les situations suivantes :
Ces recours concernent principalement les employés non syndiqués des entreprises du Québec ainsi que certains cadres, dont les cadres municipaux.
Droits d’association et de négociation
Le Tribunal est responsable du régime d’accréditation syndicale prévu par le Code du travail. Il s’occupe aussi du régime de reconnaissance des associations de personnes responsables d’un service de garde en milieu familial (RSG), visées par la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance (RLRQ, c. S-4.1.1), et de la reconnaissance des associations de ressources de type familial et de certaines ressources intermédiaires (RTF/RI), visées par la Loi sur les services de santé et les services sociaux (RLRQ, c. S-4.2). Le Tribunal est également responsable de la reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs, et définit les secteurs de négociation ou les champs d’activité.
De plus, il statue sur les plaintes des salariés qui estiment que leur association n’a pas rempli son devoir de juste représentation à leur égard, de même que sur les plaintes pour non-respect des dispositions du Code du travail lors de négociations, d’une grève ou d’un lock-out. Le Tribunal a aussi compétence pour régler les difficultés qui pourraient survenir lors du processus d’accréditation des employés de l’unité autonome de vérification instituée au sein de la Commission de la construction du Québec (CCQ), en vertu de la Loi concernant la lutte contre la corruption (RLRQ, c. L-6.1).
Équité salariale
Le Tribunal statue sur toute demande relative à l’application de la Loi sur l’équité salariale (RLRQ, c. E-12.001). Lorsqu’une partie est insatisfaite des mesures déterminées par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), elle peut s’adresser au Tribunal qui, selon le cas, pourra annuler, modifier ou confirmer la décision de la CNESST.
Par ailleurs, si la CNESST estime que les mesures qu’elle a déterminées ne sont pas appliquées à sa satisfaction dans le délai imparti, ou si elle croit qu’une disposition de la Loi n’est pas respectée, elle peut faire appel au Tribunal qui rendra les ordonnances appropriées, le cas échéant.
Agences de placement et agences de recrutement
L’entrée en vigueur, le 1er janvier 2020, du Règlement sur les agences de placement de personnel et les agences de recrutement de travailleurs étrangers temporaires (RLRQ, c. N-1.1, r. 0.1), donnant effet au recours prévu à l’article 92.8 de la Loi sur les normes du travail, a introduit un nouveau recours au Tribunal administratif du travail.
La Division des relations du travail traite désormais les contestations des décisions de la CNESST en matière de refus, de suspension, de révocation ou de non-renouvellement de permis d’exercice de ces agences. Le Tribunal statue également sur les contestations des agences ayant fait l’objet d’une mesure administrative pour ne pas avoir respecté les obligations prévues par le Règlement ou par la Loi.
Les responsabilités de cette division découlent de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP) (RLRQ, c. A-3.001) et de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) (RLRQ, c. S-2.1).
Les contestations relevant de la Division de la santé et de la sécurité du travail portent principalement sur des sujets relatifs :
Cette division traite également les mesures disciplinaires ou autres sanctions imposées à un travailleur à la suite de l’exercice d’un droit prévu par la LATMP ou la LSST.
Depuis le 19 septembre 2019, le Tribunal entend aussi les affaires formées en vertu du Règlement sur le retrait préventif de certaines personnes responsables d’un service de garde en milieu familial (RLRQ, c. R-24.0.1, r. 1). Ce règlement met en place un régime de retrait préventif pour les responsables d’un service de garde qui sont enceintes ou qui allaitent. Ces dernières ou le ministre de la Famille peuvent s’adresser au Tribunal pour contester une décision de la CNESST à la suite d’une révision administrative.
La Division des services essentiels exerce ses pouvoirs dans les trois secteurs suivants :
Depuis l’adoption, le 29 octobre 2019, de la Loi modifiant le Code du travail concernant le maintien des services essentiels dans les services publics et dans les secteurs public et parapublic (projet de loi no 33), certains pouvoirs auparavant dévolus au gouvernement sont maintenant conférés au Tribunal administratif du travail.
Ainsi, la Loi confie au Tribunal le pouvoir d’ordonner le maintien des services essentiels dans les services publics, si une grève risque de compromettre la santé ou la sécurité publique. Cette loi permet aussi au Tribunal de rendre une décision pour le même motif à l’égard d’une entreprise qui ne constitue pas un service public au sens du Code du travail, mais dont la nature des opérations la rend assimilable à ce type de service.
De plus, la Loi octroie au Tribunal le pouvoir de suspendre l’exercice du droit de grève dans un service public visé par une décision ordonnant le maintien des services essentiels, lorsque les services essentiels prévus ou effectivement rendus lors d’une grève sont insuffisants et que la santé ou la sécurité du public est mise en danger.
Par ailleurs, dans les secteurs public et parapublic, le Tribunal évalue les ententes de services essentiels négociés entre les associations accréditées et les employeurs (ou, à défaut, les listes de services essentiels des associations accréditées) qui lui sont soumises pour approbation.
Le Tribunal administratif du travail est également doté de pouvoirs de redressement lui permettant :
Enfin, la Division des services essentiels du Tribunal doit sensibiliser les parties au maintien des services essentiels lors d’une grève et informer le public sur toute question relative au maintien de ces services.
Les recours que traite la Division de la construction et de la qualification professionnelle concernent notamment :
De plus, dans cette division, le Tribunal peut :
Par ailleurs, le Tribunal statue sur les plaintes des salariés de l’industrie de la construction qui estiment que leur association n’a pas rempli son devoir de juste représentation à leur égard. Il s’occupe également des plaintes relatives à l’exercice de la liberté syndicale dans le secteur de la construction ou à l’exercice des droits de grève et de lock-out.
Le Tribunal administratif du travail est un tribunal unifié, accessible et d’avant-garde qui offre aux citoyens des services de qualité, et ce, partout au Québec.
Accès à la justice
Impartialité
Écoute
Respect
Le Tribunal administratif du travail compte 21 bureaux répartis à travers le Québec. Il offre ainsi des services accessibles et s’assure de leur uniformité d’une région à l’autre. Pour connaître les coordonnées des bureaux du Tribunal, veuillez consulter la page « Nous joindre » du site Web du Tribunal.
L’effectif autorisé au Tribunal administratif du travail pour l’exercice 2019-2020 était de
523,5 postes à temps complet.